Métropole Rouen Normandie

Nicolas Mayer-Rossignol : « on accélère ! »

2 semaines 5 jours ago
Maire de Rouen, Président de la Métropole Rouen Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol fait le point à l’occasion de la rentrée. « Nous sommes partis pied au plancher. Un an après, on accélère ! » À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, ce vendredi 3 septembre, Nicolas Mayer-Rossignol a rapidement évoqué le bilan de sa première année à la tête de la ville de Rouen et de la Métropole Rouen Normandie, pour se projeter sur les mois et années à venir. Avec une vision très claire, la social-écologie. Presqu’île Saint-Gervais Le Port de Rouen ne souhaitant plus utiliser la presqu’île comme zone de stockage, de nouvelles possibilités s’ouvrent pour cet immense site. « Il restera dédié à l’accueil de la Foire Saint-Romain, mais nous voulons poursuivre son réaménagement : les quais avec une promenade, un nouveau projet pour le chai à vin, et un projet de palais des congrès. Notre Métropole a besoin d’un équipement de ce genre pour accueillir des événements de plusieurs centaines de participants. C’est l’occasion de proposer une signature architecturale à cet emplacement qui est aussi une entrée de ville par le fleuve. » Autres grands projets en cours, l’aménagement du quartier Flaubert, des investissements sur les Hauts-de-Rouen (une nouvelle piscine, un projet de centre social…), le réaménagement du Cours Clemenceau dans le cadre du tracé de la future ligne T5. Île Lacroix Après la modernisation/extension de la patinoire, les aménagements vont se poursuivre sur l’île rouennaise. La Ville, la Métropole et Voies Navigables de France (VNF) ont lancé au début de l’été un appel à projets pour l’animation (économie, culture, loisirs, sports…) du bâtiment nord de VNF. Le devenir des deux autres bâtiments VNF fera également l’objet d’une démarche participative. La navette fluviale va reprendre du service. L’aménagement de la promenade autour de l’île va se poursuivre. Océade Nicolas Mayer-Rossignol annonce le lancement d’une réflexion sur la reconversion de l’ancien centre aquatique jouxtant le bassin olympique extérieur de la piscine. Squatté, visité par les passionnés d’exploration urbaine, les photographes et vidéastes, le site interpelle et fascine. Il a même été utilisé par France TV pour le tournage d’un documentaire sur Alexis Hanquinquant, le triathlète récemment médaillé d’or aux Jeux Paralympiques de Tokyo. « Le bâtiment est plutôt sain, il n’est pas nécessaire de le raser. Nous pouvons y aménager un vrai centre dédié aux sports urbains, comme le skate, la danse… » Les structures de loisirs d’origine et les graffs peints depuis la désaffection du site seront si possible conservés. C’est également un atout dans l’optique des Jeux Olympiques de Paris 2024, dont notre territoire est base arrière. Vélo : la surmultipliée La Métropole va poursuivre l’aménagement de parcours cyclables. « Après une première année de mandat d’ingénierie surtout, on passe la surmultipliée ! » Sont notamment attendus des parcours sur l’axe rue d’Elbeuf/Canadiens, sur le boulevard de l’Europe, des « autoroutes cyclables »… Préoccupation importante des cyclistes, le stationnement sécurisé des vélos va être développé, dans des parkings, ou des « huches à vélos » que pourront solliciter des habitants. Parallèlement aux infrastructures, la Métropole lance Lovélo, le service de location de vélo longue durée. « Déjà 150 préréservations en trois jours, c’est un très bon départ. » Le service propose des vélos à assistance électrique à des tarifs attractifs, en attendant l’arrivée en 2022 de vélos-cargos et de vélos pliants. Pour encourager et faciliter la pratique, la Métropole et la TCAR vont expérimenter la combinaison bus/vélo sur la ligne F1, entre Rouen et Isneauville. Un système d’accroche du vélo à l’intérieur du véhicule permettra à l’usager de monter et descendre rapidement. Les horaires d’accès des bus aux vélos seront élargis, et le trajet sera gratuit pour le cycliste aux arrêts en montée. Économie « Nous prenons des mesures fortes pour soutenir les entreprises locales et développer l’attractivité de notre territoire. Nous voulons attirer des entreprises et des investisseurs dans les métiers de la transition écologique, la dépollution des sols, les mobilités décarbonées, le numérique… »  

Stade Diochon : au tour du rugby !

2 semaines 6 jours ago
Le Rouen Normandie Rugby défie Narbonne ce vendredi au stade Robert-Diochon, sa nouvelle antre. Inauguré la semaine dernière par les footballeurs de QRM (défaite 1 à 0 contre le Paris FC en Ligue 2), le stade Robert-Diochon – avec sa nouvelle pelouse hybride - passe en configuration rugby ce vendredi soir. Le Rouen Normandie Rugby reçoit Narbonne dans le cadre de la deuxième journée du championnat de Pro D2. Le rugby et Diochon, c’est déjà une belle histoire : depuis 2014, les rugbymen rouennais ont disputé dans ce stade des matchs importants, en raison du prestige de l’adversaire (PUC, Perpignan, Vannes, Béziers), et surtout de l’enjeu. C’est à Diochon que le RNR a battu Albi (24-12) en mai 2019, victoire offrant la montée en Pro D2. Un match historique auquel ont assisté 8 076 spectateurs, record pour un match de rugby à Robert-Diochon. Pour cette nouvelle saison au deuxième niveau du rugby français, le RNR disputera tous ses matchs à domicile au stade Diochon, comme les deux autres clubs utilisateurs, QRM et le FCR. Un vrai progrès pour les joueurs qui vont disposer d’un beau terrain de jeu… et pour les spectateurs qui vont profiter de conditions d’accueil beaucoup plus confortables. RNR-Narbonne, vendredi 3 septembre à 19h30 au stade Robert-Diochon.  

Le nouveau dock flottant à bon port

3 semaines ago
L’impressionnant nouveau dock flottant du Port de Rouen est arrivé ce mercredi 1er septembre après un long voyage en mer et en Seine. Long de 180 mètres, large de 37 mètres, le nouveau dock flottant du Port de Rouen a fait son petit effet en passant par la Manche et en remontant la Seine. Venu de Brest où il a subi cet été une première phase de travaux, passé au Havre lundi, arrivé à Rouen ce mercredi matin, il est amarré au quai Marcel-Marais. Sa mise en service est programmée pour l’été 2022, lorsqu’il sera amarré à son emplacement définitif dans le bassin Saint-Gervais. Cet investissement de 18 millions d’euros* va permettre au Centre de réparation navale de Rouen d’améliorer son offre. Le nouveau dock flottant pourra en effet mettre au sec des navires de 150 mètres de long et de 30 mètres de largeur. Construit en 2014 par le chantier naval Hat-San à Altinova dans la province de Yalova en Turquie, le dock était, jusqu’à son rachat par HAROPA Port de Rouen, en activité dans le port de Zayed à Abu Dhabi.   Opérationnel en 2022 Le nouveau dock flottant devrait être opérationnel à l’été 2022 au terme de la formation pour sa « prise en main » par les personnels du Centre de réparation navale. Des aménagements seront en outre réalisés pendant son amarrage quai Marcel-Marais permettant de finaliser les travaux préalables à sa mise en service. Parmi les travaux programmés figurent notamment la reprise de surfaces complémentaires de tôles de radier (travaux de chaudronnerie) et l’achèvement de la mise en place du système de récupération et de traitement des eaux de ruissellement. Le dock sera doté d’une mini-station d’épuration pour le traitement des eaux. L’actuel dock flottant va encore être utilisé pour deux arrêts techniques des dragues Daniel-Laval et Jean-Ango prévus cet automne. Des travaux de dragage de remise à la cote de la darse du bassin Saint-Gervais auront lieu avant la mise en place du nouveau dock.   Couleurs locales Les couleurs du nouveau dock ont été choisies afin que l’équipement portuaire s’intègre dans l’environnement proche, en l’occurrence le bassin Saint-Gervais et la presqu’île de Waddington. La présence du chai à vin a orienté le choix sur la couleur brique, une teinte rouge-orangée, pour les bordées (les parois extérieures). Le radier, la zone où les navires sont installés pour intervention, est de couleur sable. Le gris, clair et plus foncé, a été retenu pour les garde-corps, échelles et autres structures annexes. HAROPA PORT a lancé un concours en interne pour trouver un nom pour le nouveau dock flottant. L’appellation retenue sera peinte sur l’équipement portuaire.   Le Centre de réparation navale Le Centre de réparation navale du port de Rouen est situé à Croisset (Canteleu) et compte 88 collaborateurs. Localisé bord à quai, il dispose de quatre ateliers (chaudronnerie, mécanique, électricité, menuiserie et peinture), desservis par un quai d’armement. Toute l’organisation est certifiée ISO 9001 pour les activités de « maintenance de bateaux et dragues, équipements de manutention et réparations industrielles ». Si sa vocation première est l’entretien des matériels nautiques du port, le CRN intervient également sur commande de tiers pour l’entretien et la réparation d’autres engins nautiques (bacs du Conseil départemental 76, paquebots fluviaux, remorqueurs, automoteurs et pousseurs fluviaux, bateaux-logement…).   Un dock flottant, comment ça marche ?   Le dock flottant est une structure métallique qui sert à la réfection et réparation des navires. Inventé dans les années 1840 par les ingénieurs américains Staddort et Gilbert, le dock permet de réparer des navires dans des lieux ne disposant pas de cale sèche ou de slipway (engin de radoub comportant un plan incliné muni de rails sur lesquels roule un ber supportant le navire à réparer). Contrairement à une cale sèche (ou forme de radoub) que l'on remplit et vide, il s'agit d'une superstructure flottante qu'on immerge presque en totalité pour y faire entrer des bateaux, puis qu'on élève au-dessus de l'eau pour mettre le navire à sec. Le système repose sur le principe des ballasts. Le dock flottant ne dispose pas de système de propulsion mais il peut être déplacé à l'aide de remorqueurs.   *L’investissement total (achat du dock, transport et travaux) s’élève à 18 M€ avec un soutien de l’État (4 M€), de la Région Normandie (3 M€) et de la Métropole Rouen Normandie (1 M€). Le Port de Rouen a financé l’acquisition du nouveau dock à hauteur de 10 M€.  

Un nouveau carrefour sans feux en test

3 semaines ago
La Métropole Rouen Normandie teste depuis ce mardi 31 août un nouvel aménagement transitoire au carrefour des rues Saint-Julien, Blaise-Pascal et Louis-Blanc, rive gauche à Rouen. Les feux de circulation ont ainsi été éteints et un nouveau régime de priorités mis en place. Cet aménagement, constitué dans un premier temps de marquage et de mobilier léger, va faire l’objet d’observations qui permettront d’adapter le projet définitif de reprise du carrefour. La Métropole réalise régulièrement des aménagements de voirie de cet ordre dans l’objectif d’optimiser le parcours des transports en commun en régularité, en confort et en vitesse commerciale, tout en apaisant la circulation et en favorisant les mobilités douces. Sur ce carrefour, c’est la ligne 6 du réseau Astuce qui est concernée. Cet aménagement complète l’ensemble des projets menés par la Métropole visant à améliorer les transports en commun sur l’ensemble du territoire et ainsi leur attractivité : priorité des transports aux feux, accessibilité des personnes à mobilité réduite, aménagements spécifiques de voirie, parkings-relais… Parmi les améliorations de voirie en cours d’études, on retrouve entre autres la ligne 6 à Grand-Couronne et Petit-Couronne, la ligne 32 entre Elbeuf et Rouen ou encore l’amélioration pour les TEOR du carrefour face à la mairie de Darnétal.

Florian Merrien bronze à Tokyo

3 semaines ago
Le pongiste rouennais a remporté ce mercredi une nouvelle médaille olympique à Tokyo, le bronze par équipe. Ils sont rares les sportifs à revenir médaillés de quatre Jeux Olympiques consécutifs. Florian Merrien intègre ce club restreint grâce à la médaille de bronze remportée ce mercredi en tennis de table par équipe aux Jeux Paralympiques de Tokyo. Le pongiste né à Mont-Saint-Aignan complète sa collection de médailles olympiques débutée à Pékin 2008 (médaille d’or par équipe), poursuivie à Londres 2012 (bronze en équipe) et Rio 2016 (bronze en simple). À Tokyo, Florian Merrien a surmonté la déception de son élimination frustrante au tournoi de simple pour repartir en conquête avec ses amis de l’équipe olympique. Même s’ils auraient aimé disputer la finale et l’or, les Français sont heureux de cette nouvelle médaille pour le para tennis de table. En pleine préparation des jeux de Tokyo, Florian Merrien évoquait déjà le grand rendez-vous des JO de Paris 2024. Un beau défi pour le pongiste qui n’aura que 39 ans en 2024.  

La friche industrielle Cousin-Corblin poursuit sa mutation

3 semaines 1 jour ago
Une fresque artistique éphémère décore la friche industrielle Cousin-Corblin, site voué à être reconverti l’année prochaine. Dans l’attente de l’identification d’un porteur de projet pour la reconversion définitive du site, prévue à compter de 2022, la Métropole et Elbeuf ont lancé un appel à projets artistiques pour donner vie et valoriser la friche industrielle Cousin-Corblin. Les ouvertures condamnées du bâtiment 2, unique édifice conservé sur site, accueillent désormais une fresque artistique réalisée par l’artiste Maxime Vey, membre du collectif de fresques Intramuros, basé à Lyon. Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Métropole Rouen Normandie, Laurence Renou, Vice-Présidente en charge de la Culture, et Djoudé Merabet, Maire d’Elbeuf et Vice-Président de la Métropole en charge de l’urbanisme et du Pôle de proximité́ Val-de-Seine, rappellent que « la Métropole et Elbeuf ont engagé une démarche de reconversion massive des friches et sites industriels du territoire. Nous devons, partout où cela est possible, freiner l’étalement urbain et reconstruire la ville sur la ville. Ces opérations de reconversion sont l’occasion pour les habitants et les artistes de s’approprier ces vastes espaces en mutation ». Ce projet global de reconversion doit permettre, à terme, la réalisation d’un morceau de ville à la programmation mixte. Il est également envisagé d’ouvrir le site sur son environnement et de conserver un espace public accessible en y développant des aménagements de type « nature en ville ». Le site Cousin-Corblin est par ailleurs localisé dans un secteur de la ville en transformation et comprenant plusieurs autres friches dont la réhabilitation est aujourd’hui à l’étude. De manière générale, ce programme a pour ambition de participer à la stratégie de redynamisation du centre-ville d’Elbeuf poursuivie depuis plusieurs années et réaffirmée en 2020. Dans l’attente de l’opération de reconversion, la Métropole et la Ville ont souhaité mettre le site à disposition pour réaliser un projet artistique et faire participer les habitants autour d’aménagements provisoires. Aussi, il a été décidé de conduire un projet artistique sur l’unique édifice conservé. L’artiste Maxime Vey a été retenu dans le cadre de l’appel à projets et est ainsi intervenu pour réaliser une fresque achevée le 29 août. Il s’agit d’une intervention artistique éphémère puisque dans le cadre de la reconversion définitive du site, ce bâtiment pourrait être réhabilité ou bien démoli selon le projet retenu. Le projet global de reconversion répondra aux enjeux relatifs aux différentes échelles du territoire : - à l’échelle du territoire métropolitain, la construction d’un projet innovant et/ou d’expérimentation de reconversion de friche, - à l’échelle communale, la mise en adéquation avec les besoins de la commune et l’intégration à la stratégie de redynamisation initiée par la Ville et la Métropole, - à l’échelle du quartier, la reconstitution d’un « nouveau morceau de ville » intégré.  

Concours photo : "Cherchez la pyramide près de chez vous, avec Gustave et Maxime !"

3 semaines 2 jours ago
Participez au jeu concours photo "Cherchez la pyramide près de chez vous, avec Gustave et Maxime !" Explorez le territoire pour photographier des formes pyramidales. Vous avez jusqu'au 15 septembre pour envoyer votre meilleur cliché et écrire votre récit de voyage. Le territoire de la Métropole est vaste, composé de 71 communes, et pourrait ressembler à un grand périple. Pourquoi ne pas imaginer faire un parallèle avec le voyage initiatique en Orient de Gustave Flaubert et de son ami Maxime Du Camp ? Leur voyage en Orient va durer plus d’un an et demi (automne 1849 au printemps 1851). En Égypte, ils vont jusqu’aux pyramides. Maxime prend des photos et Gustave rêve et rédige des notes. À votre tour, explorez le territoire pour photographier des formes pyramidales et griffonner quelques notes sur votre périple. Et comme il n'y a pas réellement de pyramides, alors imaginez-les. Vous avez jusqu'au 15 septembre pour participer au concours jeu photos lancé par la Métropole "Cherchez la pyramide près de chez vous, avec Gustave et Maxime !" Participez !

Alexis Hanquinquant, l’heure de l’or

3 semaines 5 jours ago
  Le triathlète normand dispute la course de sa vie ce soir aux Jeux Paralympiques de Tokyo. Ce vendredi soir, à partir de 23h30 heure française, Alexis Hanquinquant, 35 ans, a rendez-vous avec son rêve olympique. Le Normand participe au paratriathlon des Jeux Paralympiques de Tokyo. Numéro 1 mondial, triple champion du monde, triple champion d’Europe, il est l’homme à battre. Cette pancarte de favori ne paralysera pas ce champion aux nerfs d’acier qui s’entraîne à la piscine de l’Île Lacroix, sur les quais de Seine et sur les routes autour de Rouen. Il sait qu’il faudra souffrir pendant environ une heure (750 m de natation, 20 km de vélo, 5 km de course à pied) pour être sacré. La souffrance, il connaît. En 2010, sa jambe droite est broyée lors d’un accident du travail. Après de multiples opérations et une longue hospitalisation, le membre est sauvé. Mais le jeune homme souffre tant qu’il demande l’amputation en 2013. Une décision radicale qui va changer sa vie. Car Alexis Hanquinquant est un homme hors du commun. Vous lui prêtez votre vélo, dix minutes après il passe devant vous sur la roue arrière en vous saluant de la main. Vous lui prêtez une raquette de tennis et il vous bat ! Donnez-lui un ballon, une crosse, un club de golf ou une boule de bowling, ça sera pareil. Le genre de gars qui énerve ! Plus jeune, il était doué pour le basket, et a remporté le titre de champion de France de full contact en -86 kg. Amputé, il fait le deuil de ce sport, entreprend de se reconstruire et découvre le triathlon. Une révélation. Il accède rapidement à l’élite et devient invincible. Il réussit aussi sa vie d’homme, de père de famille, reste ouvert et disponible. Avec une fraîcheur et un recul étonnants. « Si un magicien me proposait de retrouver ma jambe parfaitement fonctionnelle, je refuserais. Cet accident et cette épreuve ont fait de moi l’homme que je suis. C’est mon histoire. » Une déclaration forte énoncée non comme une confidence, mais comme une évidence. Visionnez le reportage France.tv

Rugby : Les Lions en conquête

3 semaines 6 jours ago
Le Rouen Normandie Rugby débute le championnat de Pro D2 à Carcassonne ce vendredi 27 août. Rencontre avec Nicolas Godignon, le nouveau coach des Lions. La nomination « Le club était en recherche, moi aussi, il y avait plusieurs candidats, j’ai été choisi. Le groupe de joueurs était déjà constitué, ça m’a été présenté comme ça, je le savais dès le départ. L’équipe est en place, elle a de la qualité, ça se confirme depuis la reprise de l’entraînement. Nous avons des bons joueurs et un bon potentiel. » L’attrait du projet « Mon intérêt pour ce projet vient aussi de son envergure régionale, à l’échelle de la Normandie. Le poste de manager général ne se limite pas à l’équipe première. Il consiste à conduire toute la partie sportive de la politique du club, les relations avec les partenaires normands, avec les clubs de la Métropole et au-delà, Le Havre… Une nouvelle page s’écrit, elle demande de se structurer en matière de compétences, d’infrastructures, de process. » Le jeu « La philosophie de jeu, c’est un peu pompeux. Il faut s’adapter d’abord et surtout aux joueurs dont on dispose. Bien sûr, il y a des choses à faire évoluer, à réfléchir différemment, comme le système offensif, les méthodes d’entraînement. Mais la touche que j’apporte n’est qu’une des touches que chacun apporte. » La crise sanitaire « Le Covid a profondément changé nos habitudes. Ce qu’il faut en retenir, c’est que la vérité du jour n’est jamais celle du lendemain. Maintenant que nous disposons d’un certain recul, on sait que l’on peut poursuivre le rugby professionnel pendant la crise sanitaire. En revanche, la vraie question, c’est « Y aura-t-il du public dans les tribunes ? ». La billetterie, c’est environ 25% des recettes d’un club. Il y a aussi les espaces partenaires… C’est très difficile pour certains clubs, moins pour des clubs comme Rouen certainement. » L’objectif « L’objectif de cette saison, c’est de faire mieux que la saison dernière (NDLR : le RNR s’est classé 14e, premier non relégable). Donc la 13e place, ça serait déjà une première dans l’histoire du club. Au-delà du classement, pour cette troisième saison dans le rugby professionnel, il y a aussi tout le fonctionnement du club, la formation… Le projet n’a jamais été survendu, ce qui permet de démarrer l’aventure sereinement. » La nouvelle pelouse « Il s’agit d’une pelouse hybride plutôt naturelle, avec un meilleur ancrage, qui nous permettra de nous entraîner dans des conditions qui ressembleront à celles du match. » Rouen vu du sud « Rouen, dans le sud, on regarde ce club d’un œil curieux. Quand on s’y intéresse, on voit que le projet est sérieux, solide, porté par des gens passionnés et investis. Je dirais même qu’il va d’autant plus vite qu’il ne subit pas le poids de l’histoire et des historiques. » Gabin « Gabin Villière, il y a quelques années, peut-être que c’était un ovni. Débuter en Normandie et jouer en équipe de France… Maintenant, c’est devenu un exemple, donc possible. Pour les jeunes Normands, le rêve peut devenir réalité. » Rouen « Rouen, c’est une très belle ville, une architecture magnifique. La Normandie est une région passionnante aux niveaux culturel et historique. Je la découvre petit à petit. »   NICOLAS GODIGNON Né à Moulins (Allier), 46 ans, trois enfants, 3e ligne Débute le rugby au Football Club Moulinois, est formé à la section sport études d'Ussel (Corrèze) Joueur à Clermont, Brive, Oyonnax, Malemort. Entraîneur à Malemort, Tulle, Gourdon, Brive, Pau.
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2 heures 36 minutes ago
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