Métropole Rouen Normandie

Capitale du Monde d'après : visitez un village durable

2 semaines 4 jours ago
Pionnier et exemplaire en matière de développement durable, Roncherolles-sur-le-Vivier présente son écoquartier le 1er octobre 2021 dans le cadre des visites communales. La protection de l’environnement et de la biodiversité font partie de l’ADN des élus de Roncherolles-sur-le-Vivier. Depuis des décennies. « Le conseil municipal a décidé l’extinction de l’éclairage public dès 1980, rappelle Sylvaine Santo, la maire. Pour des raisons écologiques mais aussi économiques. Cette mesure a déclenché un tollé général à l’époque ! » Située à moins de 10 km à l’est du centre de Rouen, entre champs et forêt, la petite commune a toujours conservé cette avance. Roncherolles est l’une des premières communes de la Métropole à abandonner les traitements phytosanitaires, développe les chemins pédestres et les pistes cyclables, participe activement à la politique de renaturation de la Métropole… Sa plus grande réalisation, celle qui l’a fait connaître en Normandie et en France, c’est son écoquartier. Et pourtant, lorsque les premières réflexions ont été lancées il y a une quinzaine d’année, on ne parlait pas d’écoquartier. « Le projet a commencé à mûrir, nous avons défini nos priorités, et il s’est avéré que ça ressemblait à un écoquartier. » Les élus décident de s’inscrire pleinement dans cette démarche, se forment, s’entourent des bonnes personnes et des bons organismes. Au fur et à mesure de son aménagement, le quartier remplit les conditions pour être labellisé. La quatrième et ultime étape de la labellisation - « l’écoquartier confirmé » - est en cours. « C’est l’étape d’évaluation par les habitants et les usagers, par ceux qui en assurent la gestion aussi, résume Robert Lafite, adjoint à l’Environnement. Comment les gens appréhendent le quartier, les points positifs, ce qu’on pourrait améliorer… » Les élus attendent sereinement le verdict de la commission, annoncé pour le 21 octobre. Les retours des habitants du quartier et du reste de Roncherolles sont très positifs, l’aménagement est cité en exemple et est régulièrement visité par des délégations d’élus, de techniciens… Et surtout, le nouveau quartier a transfiguré et redynamisé le centre-bourg. Un village transfiguré Au début des années 2000, le centre-bourg de Roncherolles est constitué par la mairie, l’église, l’école et… une ferme en activité ! « Les vaches étaient à quelques mètres des écoliers, se remémore Robert Lafite. En plus, la route départementale passait juste devant l’entrée de l’école.. » Quand l’agriculteur cesse son activité, les élus voient l’opportunité d’utiliser cette grande parcelle pour revoir complètement l’aménagement du centre-bourg. Ils vont être très ambitieux : -    le tracé de la route départementale est modifié pour l’éloigner de l’école -    l’entrée de l’école est modifiée, la cour de récréation agrandie -    la grange de l’ancienne ferme est réhabilitée et transformée en bâtiments publics et trois logements locatifs ; la colonie d’hirondelles qui y passe les beaux jours est sauvée -    un grand espace environnemental est aménagé autour de la mare -    39 logements (22 en locatif, 17 en accession à la propriété) sont construits -    Une case commerciale est construite : elle est occupée depuis 2016 par un salon de coiffure -    Les modes de déplacement doux sont favorisés -    Les eaux de pluie, y compris les eaux pluviales des habitations, sont traitées sur place et ne sont donc pas rejetées dans le réseau Maintenant achevé, l’écoquartier remplit toutes les attentes des élus, et les besoins des habitants. « Nous tenions à avoir de la mixité sociale et générationnelle, souligne Sylvaine Santo. Proposer des solutions de logement à des jeunes qui veulent s’installer à Roncherolles et aux anciens qui veulent revendre leur maison et rester dans le village. » Cette « urbanisation maîtrisée » a porté le nombre d’habitants à 1 182, densifié le centre-bourg et a donc conforté les commerces et les services, l’école en premier lieu. Une réussite à découvrir en balade tout au long de l’année ou ce vendredi 1er octobre en compagnie de Robert Lafite.

Bar solidaire

3 semaines ago
Thomas Mahé et Antoine Lenoble ouvrent un bar associatif et un réseau d'entraide à Rouen, pour affronter les crises économiques, sanitaires ou environnementales. C'est un bar pas comme les autres qui ouvre à Rouen. "Le Fardeau" est un bar associatif et un réseau d'entraide, composé d'une quinzaine de bénévoles. "Pendant le premier confinement, les associations de distributions alimentaires manquaient de bénévoles. C'est pourquoi nous avons créé l'association qui récupérait les invendus alimentaires, les cuisinait et les redistribuait lors des maraudes. Avec le Fardeau, l'objectif est de prolonger cette solidarité, au-delà de la situation engendrée par la pandémie", explique Thomas Maé, président et co-créateur de l'association." Dans le futur local de 85 m2, un espace sera dédié au stockage et à la conservation des aliments issus de parcelles partagées avant la redistribution. La crise a rendu encore plus manifeste l’isolement des uns et des autres, ainsi que notre dépendance à une chaîne de production mondiale responsable des désastres environnementaux. L’idée est de construire une autonomie collective et d’intervenir de manière ponctuelle. Il s’agit de partager ce que nous produisons localement. C’est aussi une réponse à un désir d’autonomie alimentaire vis-à-vis des circuits économiques." Un bar associatif Outre l'activité d'entraide, le Fardeau sera ouvert plusieurs soirs par semaine sous la forme d'un bar associatif. " Nous proposons des boissons alcoolisées ou non, mais surtout provenant de producteurs locaux, afin de favoriser le circuit court. Pour consommer, il faut adhérer au projet. C’est une dimension essentielle du projet. L'association ne dégagera pas de profits. Les bénéfices du bar seront mutualisés et financeront en partie le réseau d'entraide et même d’autres initiatives". Grâce à l'appel à projets "Je participe", l'association a reçu le soutien financier de la Métropole. Un coup de pouce qui permet de réaliser des travaux dans l’espace de stockage et de transformation de la nourriture et d'acquérir du matériel nécessaire au réseau d'entraide.   Rouen, 36, rue du Fardeau Facebook

Le salon des solutions durables

3 semaines 1 jour ago
La mise en œuvre de la transition écologique dans les entreprises et les organisations nécessite de trouver des solutions techniques adaptées. Au cours de la journée du 27 septembre, offreurs de solutions et porteurs de projets se rencontrent autour de stands et d’ateliers. Au cours de cette demi-journée les visiteurs et acteurs économiques pourront découvrir les stands proposant des solutions innovantes et participer à des ateliers sur les thématiques suivantes : énergies renouvelables, biodiversité, numérique responsable, mobilité, économie circulaire. Vous assisterez au retour d'expériences de plusieurs artisans-commerçants labelisés éco-défis et d'un échange entre pairs sur les démarches écoresponsables des commerçants et artisans. Vous bénéficierez de témoignages d’entreprises engagées et à la présentation de « reboot écosystème », dispositif de réemploi et recyclage de matériel informatique. Venez rencontrer  des acteurs  engagés qui font de leurs valeurs un levier d’attractivité et de bien vivre au travail pour leurs salariés. Une remise officielle des labels éco-défis et des certificats numériques responsables aux acteurs engagés aura également lieu à cette occasion. Programme complet à retrouver ici. 

Capitale du Monde d'après : visitez une cuisine high-tech

3 semaines 2 jours ago
Engagée dans la démarche "Mon Restau responsable", la Ville de Grand Quevilly propose une visite de la cuisine centrale municipale, le mardi 28 septembre de 9h à 11h. Imaginez une cuisine high-tech qui prépare 1 000 repas par jour. "Omelette, boeuf bourguignon, blanquette de veau, macédoine, carottes râpées... on travaille les produits bruts de manière traditionnelle avec un process moderne", explique Frédéric Delafosse, directeur de la restauration et de l'entretien à la mairie de Grand Quevilly. Les repas sont destinés aux foyers des seniors, à une partie des écoles maternelles et élémentaires et le personnel de la ville. "Tous les éléments de cuisson sont connectés donc nous avons une traçabilité en temps réel. Les cuisiniers préparent et lancent le programme de nuit, pour une cuisson basse température. Ils contrôlent à distance à partir de leur smartphone. Et le lendemain matin, c'est prêt !" Depuis décembre 2020, la ville est engagée dans la démarche "Mon Restau responsable". "Nous avons amélioré nos pratiques vers une cuisine de qualité et respectueuse de l'environnement, en travaillant davantage avec les producteurs locaux et en réduisant le gaspillage alimentaire. Dans les assiettes, nous avons +20% de produits bio et + de 30% de produits avec un label qualité et nous privilégions les produits de saison. Autre engagement : l'utilisation de produits d’entretien éco-labellisés et la pratique du nettoyage à la vapeur. Sans produit chimique. Le tout, dans un budget maîtrisé." Pour partager cette expérience sur la restauration responsable, la ville propose une visite de la cuisine centrale le mardi 28 septembre de 9h à 11h. "L'idée est de témoigner sur les procédés de fabrication et les critères exigés par la charte "Mon Restau responsable". Sur inscription

Patinoire : une fresque et une tribune

3 semaines 2 jours ago
La Tribune « Mamie Germond » vient rendre hommage à une bénévole et une fresque apporte une touche finale aux grands travaux de rénovation et d’extension de la patinoire de Rouen. Dans le cadre de la rénovation et de l’agrandissement de la patinoire de l’Île Lacroix, la Métropole Rouen Normandie a souhaité valoriser la tribune sud de la piste olympique récemment construite en faisant réaliser une fresque participative par l’artiste DHOA. En parallèle, une tribune vient d’être baptisée « Tribune Mamie Germond » en hommage à Pierrette Germond, bénévole très investie pendant 35 années au sein du CHAR (Club de Hockey Amateur de Rouen), tout particulièrement auprès des plus jeunes. la Métropole Rouen Normandie a souhaité valoriser la tribune sud de la piste olympique récemment construite. Un appel à candidature artistique a ainsi été lancé, dans l’esprit « art urbain indoor », pour la réalisation d’une fresque sur les plafonds, piliers et murs de cette galerie. Plus de 17 projets de grande qualité ont été reçus. C’est l’artiste DHOA qui a retenu l’attention du jury avec un projet tout en courbes se démarquant de la géométrie du bâtiment. Les formes se juxtaposent avec des couleurs qui rappellent celles de la patinoire lui donnant ainsi une harmonie graphique. Sept jeunes rouennais, bénéficiaires du contrat loisirs jeunes, ont contribué à la réalisation de la fresque, dans le cadre d’un atelier participatif encadré par l’artiste. Ils ont ainsi pu s’initier aux différents technique de l’art urbain. Le chantier a duré 1 mois, du 21 juin au 21 juillet, pour donner vie à plus de 450m2 de murs, poteaux et plafonds ! Une tribune baptisée « Mamie Germond » Âme du Dragon à partir de 1972, Pierrette Germond (1920-2007), que tout le monde surnommait tendrement « Mamie Germond », a consacré 35 années, bénévolement, à prendre soin des jeunes Dragons. Tant de générations encadrées, chouchoutées, aimées par cette véritable figure emblématique du CHAR, amoureuse et passionnée en jaune et noir. La Métropole et la Ville ont souhaité rendre hommage à cette grande dame du hockey en baptisant la tribune latérale, située au-dessus de l’entrée de la la surfaceuse. Une façon de faire perdurer la gentillesse et la douceur de cette « mamie » qui a marqué des générations de jeunes hockeyeurs rouennais.  

AZF, Lubrizol… : les villes face aux catastrophes

3 semaines 2 jours ago
Victime de l’explosion de l’usine AZF il y a 20 ans, la sociologue Marie-Christine Jaillet participera au Forum de la Résilience des 4 et 5 octobre à Rouen. Le 21 septembre 2001, l’explosion de l’usine AZF (production de produits azotés) ravage plusieurs quartiers de Toulouse, causant la mort de 31 personnes, en blessant des milliers d’autres, privant de logement des dizaines de milliers d’habitants. Cet accident industriel - le plus grave survenu en France depuis 1945 – sera évidemment évoqué ce lundi 4 octobre lors du Forum de la Résilience. Notamment à l’occasion de la table ronde organisée par la Métropole Rouen Normandie en partenariat avec le quotidien Le Monde sur le thème « Les villes face aux catastrophes : comment se relever ? ». Parmi les intervenants, Marie-Christine Jaillet. Sociologue, directrice de recherche au CNRS, présidente du Conseil de développement de Toulouse Métropole, elle est elle-même victime de l’explosion d’AZF. À l’occasion des commémorations des 20 ans du drame de Toulouse, nous vous proposons l’interview que Marie-Christine Jaillet avait accordée au Mag quelques jours après l’incendie de Lubrizol, en septembre 2019. Le Mag : Comment avez-vous vécu la catastrophe AZF ? Marie-Christine Jaillet : Il faut savoir qu’avant AZF, j’ai vécu, enfant - j’avais une dizaine d’années -, l’explosion de la raffinerie de Feyzin en janvier 1966. Je me souviens de la lueur, de la peur des gens qui redoutaient une catastrophe en chaîne dans le couloir rhodanien de la chimie, où travaillait aussi mon père. Lors de l’explosion d’AZF, le 21 septembre 2001, j’étais doublement aux premières loges. Je travaillais à l’Université de Toulouse, à 1 km à vol d’oiseau du site AZF, et j’habitais dans les quartiers du Mirail, également à 1 km. Je me souviens que l’explosion a été précédée d’une grosse secousse, tout s’est mis à trembler. On a vu cette lueur puis ce panache de fumée qui arrivait vers nous. C’était le choc et la crainte que la conduite de gaz aérienne qui passe à proximité explose. Les heures qui ont suivi l’explosion, on était dans une situation de peur maîtrisée. Il n’y avait pas de mouvement de panique, les gens étaient sidérés, silencieux, dans une ambiance de fin du monde. Les réseaux de communication étaient saturés, les gens étaient livrés à eux-mêmes dans les quartiers sinistrés. La Préfecture, par la voie de la radio, avait juste recommandé de se calfeutrer chez soi, mais c’était impossible dans les bâtiments éventrés ou aux fenêtres brisées ! Et il ne faut pas oublier que la catastrophe s’est produite dix jours après les attentats du 11 septembre… Le Mag : Comment s’en remet-on ? Marie-Christine Jaillet : Pendant presque un an, nous avons travaillé hors de nos locaux de l’Université, nous étions accueillis par des collègues. Chez moi, j’ai vécu le lot commun des « sans fenêtres ». Il a fallu réorganiser nos vies dans des appartements éventrés, avec un hiver très froid. J’ai aussi vécu et constaté la capacité d’entraide et de solidarité des habitants des quartiers touchés. Le nuage du sinistre nous a inquiétés, le doute sur les raisons de l’explosion a duré et suscité bien des interprétations et des suspicions. Il y a eu évidemment des victimes, des morts et des blessés, et de nombreux problèmes de santé, par exemple de surdité, vertiges… Il a fallu aussi gérer sur le long terme les conséquences psychologiques, encore maintenant 18 ans après (NDLR : 20 ans en 2021). À l’échelle de l’agglomération toulousaine, j’ai constaté deux temps. Le temps de la gestion de la crise a prouvé la capacité des institutions locales et des services de l’État à mettre en œuvre des dispositifs innovants, efficaces, en dehors des cadres et des hiérarchies. Une fois la crise surmontée, les institutions ont retrouvé leur routine, n’ont pas su conserver cette capacité à dialoguer, à s’organiser. Très vite, les collectivités se sont tournées vers l’État, appelant à un « plan Marshall ». Après la crise, la société s’est fragmentée. Chaque groupe chacun de son côté. On le constate encore maintenant, notamment lors des commémorations. Le Mag : Qu’est-ce qui a changé pour Toulouse ? Marie-Christine Jaillet : La catastrophe a conduit la ville à conclure son histoire avec l’industrie chimique. Elle a mis en exergue que ce qui a frappé la ville était une industrie survivante, d’un autre temps… On a totalement effacé la présence de l’usine, y compris la cheminée emblématique. Mais Toulouse n’était pas marquée par l’industrie chimique. L’image de Toulouse, c’est l’aéronautique. La catastrophe n’a pas altéré cette image.  

« Le vélo-cargo ? Redoutable ! »

3 semaines 5 jours ago
Alan Aubry, le photographe de la Métropole, se déplace essentiellement en vélo-cargo depuis six mois. Conquis, il participera à un grand rassemblement public ce vendredi soir. Quand on a du matériel, des courses ou des personnes – disons des enfants – à transporter, on n’est pas obligé de renoncer au vélo. La solution, c’est le vélo-cargo. Un grand rassemblement de vélos-cargos et de vélos à assistance électrique est organisé ce vendredi 17 septembre à partir de 17h sur la Presqu’île Rollet, à Rouen. Il est ouvert à tous, possesseurs de vélos comme curieux désireux de découvrir et de tester ces engins. Alan Aubry y participera avec le vélo-cargo qu’il utilise depuis le début de l’année pour ses déplacements professionnels. Avec six mois d’expérience et près de 1 200 km au compteur, le photographe de la Métropole Rouen Normandie est convaincu et conquis. « Le vélo-cargo, c’est redoutable ! Une fois qu’on a bien réglé son engin et qu’on a pris le coup, je ne vois pas ce qui pourrait être plus efficace. » Passons en revue les atouts du vélo-cargo avec Alan. Efficace Je connais en partant la durée exacte de mon trajet et donc mon heure d’arrivée, alors qu’en voiture je peux me retrouver coincé dans les ralentissements. Et quand j’arrive, je suis au plus près de mon lieu de rendez-vous. Ce n’est pas toujours possible en voiture, sans compter le temps de trouver une place de stationnement. Je maîtrise totalement mon temps. Un vélo-cargo, c’est avant tout un vélo ! Gros porteur La capacité de la caisse est de 280 litres et d’environ 100 kg. Ce qui suffit largement pour transporter mon matériel : les appareils photos, les objectifs, la valise d’éclairage, les pieds (éclairage et photo)… Soit entre 15 et 30 kg. J’ai de la marge ! Sûr Comme son centre de gravité est plutôt bas, le vélo-cargo est stable et maniable. Le seul inconvénient au départ, c’est qu’on ne voit pas la roue avant. Mais ça va tout seul une fois qu’on a compris que l’encombrement de l’engin est égal à la largeur du guidon. Être plus imposant qu’un vélo classique nous rend plus visibles, notamment des automobilistes : ils font davantage attention. No stress Je ne suis pas un stressé de la route, mais le vélo, c’est quand même beaucoup plus apaisant pour circuler et stationner. On est dehors, on profite de l’air frais, des sons, des odeurs… On est dans le paysage, sans filtre. Bien équipé Il faut être bien visible à vélo, alors il n’y a jamais trop de dispositifs d’éclairage ! Je porte un casque orange fluo, autant pour être vu que pour me protéger la tête. L’avantage de la caisse, c’est qu’on peut y mettre tous les équipements utiles en cas de pluie : la cape, le surpantalon, des chaussures… Rayon d’action En gros, mon champ d’intervention à vélo est de 10 km autour du 108. J’utilise le vélo-cargo pour les deux tiers de mes déplacements. Protégé Même si c’est un engin convoité par les voleurs, ce n’est pas facile de repartir avec un vélo-cargo sous le bras ! Le mieux est de l’attacher avec deux antivols, si possible à un point fixe, ce qui n’est pas toujours évident. Là encore, la caisse permet de transporter facilement des systèmes antivol efficaces. Reposant Finalement, je fais moins d’efforts en me déplaçant à vélo : en voiture, je me gare forcément plus loin de mon lieu de rendez-vous, et donc je dois transporter tout mon matériel sur le dos et à la main sur de plus grandes distances. En revanche, il faut vraiment que le vélo-cargo soit à assistance électrique dans notre métropole vu les dénivelés.      

Bigger than us, une aventure collective

3 semaines 5 jours ago
Le documentaire "Bigger than us"met en lumière sept jeunes activistes, dans le monde, qui se mobilisent pour la liberté d'expression, l'environnement, le droit des femmes, l'accès à l'éducation... souvent au péril de leur vie. Interview de Flore Vasseur, la réalisatrice de "Bigger than us". Découvrez le film en avant-première, dimanche 19 septembre, à 17h30, au cinéma Kinepolis à Rouen. FLORE VASSEUR Qu'est-ce qui vous a incitée à faire ce film ? L'envie de faire ce film est venu d'un double constat d'impuissance. Le premier concerne mon travail. Depuis 2006, j'écris des livres sur l'effondrement du monde dans lequel on est. Ce sont des romans mais j'essaie de décrypter le réel, le pouvoir de la finance, de la technologie, la collusion des élites... Pour préserver ma santé mentale, je dresse aussi le portrait d'activistes, entrepreneurs et lanceurs d'alerte. Ça me nourrit. En 2007, j'ai réalisé un travail sur Edward Snowden, un informaticien doué et patriote qui a très tôt rejoint les équipes de la CIA puis de la NSA. Il a découvert que les services de renseignements américains collectent massivement des données publiques comme privées sur les habitants de pays ennemis, mais aussi alliés, et pire encore, sur les citoyens américains. Ne pouvant plus vivre avec un tel secret, Snowden est devenu un lanceur d’alerte, et il a sacrifié sa vie personnelle et sa liberté pour tout dénoncer. Il est pour moi certainement la personne la plus avancée sur ces combats pour la sauvegarde de la démocratie. Je me rends compte que j'ai un plaisir fou à véhiculer sa parole et à partager mais que cela ne fait bouger personne. Au contraire, les gens me disent qu'il est extraordinaire mais qu'ils ne bougeront pas car ils ne sont pas Snowden. Or, moi ce que je veux, c'est faire bouger les lignes. Je veux que tout le monde ressente ce que j'ai ressenti depuis le 11 septembre 2001, à savoir une panique face au monde qu'on était en train de créer et au système capitaliste qui craquèle de toute part. En fait, je tire le fil qui, depuis le 11 septembre, ne m’a jamais quittée : qui gouverne, quelles sont les forces en présence et qui tient nos chaînes ? Mon deuxième constat d'impuissance est arrivé à la même période, en 2016. Mon fils avait 7 ans à l'époque et il me dit "maman, ça veut dire quoi la planète va mourir ? " Même si je passe ma vie à décortiquer le système, à essayer de comprendre, je me rends compte que je suis incapable de me mettre à sa hauteur pour lui parler de son monde. Pourquoi avoir choisi Melati comme héroïne et co-scénariste ? Le même jour où mon fils m'a posé cette question sur la planète, je regarde une conférence de Melati et de sa soeur Isabel. Elles expliquent leur combat contre le plastique qui pollue et condamne leur île, Bali. À l'époque, elles avaient 14 et 16 ans. J'ai eu envie de les rencontrer et de faire un petit film pour mon fils pour qu'il comprenne qu'il y a des gens comme lui. Je pars donc en Indonésie pour rencontrer Melati et Isabel. Là, je tombe à la renverse. Non seulement elles ont des réponses pour mon fils mais elles ont aussi des réponses pour nous. Dans ce corps de jeune fille, je vois toute la sagesse, l'audace, la colère, toute l'envie de vivre d'un Snowden ou de ces entrepreneurs, de ces visionnaires que j'ai pu croiser précédemment.                   Pouvez-vous nous raconter des moments marquants du tournage ? Le tournage a été un tourbillon d'émotions. J'étais partie pour faire un film de combattants, de dureté, sur le sang, les larmes, les pleurs et la sueur de ces jeunes sur les lignes de front. Et ce que j'ai trouvé, en réalité, c'est la beauté et surtout la joie. Ces émotions ne me quittent pas et elles me portent. Que vous a apporté cette expérience auprès de ces jeunes très engagés ? L'expérience de la joie, de la tendresse pour l'autre. Ça m'a rappelé mon âme d'enfant dans ce qu'elle a de plus pur. Les premières questions d'enfants sont "Pourquoi ?" et "C'est pas juste". Très vite, l'éducation des parents, l'école, la société viennent mettre un couvercle sur ces questions. Pour moi, ces questions sont là tout le temps. Ces sept jeunes - Melati, Winnie, Mary, Memory, Rene, Mohamad et Xiuhtezcatl - n'ont jamais négocié avec ces questions. Ils passent leur temps à se demander "Pourquoi" et à dire "C'est pas juste" et ils agissent en fonction. C'est ce que Melati dit à la fin " être inscrit dans quelque chose de plus grand que nous". C'est ce qu'ils font tous. Ils sont engagés dans quelque chose qui les dépasse. C'est cette âme d'enfant qui a été réveillée chez moi par ces jeunes activistes. Qu'est-ce que vos enfants ont pensé du film ? Ils ont trouvé des réponses à leurs questions. Mon fils est à l'origine du film. Ma fille, qui a trois ans de plus, m'a dit : "oui, il y a un film et maintenant, quoi ?" Elle m'a vraiment encouragée à réfléchir à une stratégie d'impact très en amont pour donner envie de s'engager. Derrière notre espoir de susciter une vive émotion, il fallait proposer des choses aux personnes touchées.                   Que souhaitez-vous transmettre à travers ce film ? On ne peut pas faire un film comme ça et laisser les gens ensuite. On a donc créé le site internet biggerthanus.film dans lequel on retrouve énormément d'images, de chiffres, nos recherches, des photos, un making of, un podcast de sept épisodes et du contenu exclusif. Tout cela est gratuit et en libre accès. Le site donne aussi la possibilité de rejoindre la communauté qui va peut-être émerger du film pour répondre à cette question "qu'est-ce qu'on fait maintenant". L'autre volet du site c'est "Agir". On n'est pas tous au même niveau face à l'engagement. Certains découvrent, d'autres n'ont pas envie ou sont déjà engagés. Pour toutes ces personnes, on a créé des parcours pour passer de l'idée à l'engagement, avec une quarantaine d'associations partenaires qui proposent des actions concrètes. On sait depuis le début qu'on voulait faire plus qu'un film. On l'a toujours vécu comme ça. Depuis le premier jour, on raconte ce qu'on vit. On a mis en place des débriefings pour le public à chaque retour de tournage. Tout cela était gratuit. Le public posait des questions. Quiconque veut rejoindre cette communauté a les possibilités de le faire. C'est une aventure collective. Entre l'équipe de tournage et les sept jeunes, nous sommes tous très soudés. Nous nous attachons à véhiculer avec soin leurs messages. Il y a une chose qui est sûre c'est qu'on ne va pas s'arrêter ! Séance en avant-première de "Bigger than us" suivie d'un débat avec la réalisatrice et trois jeunes acteurs. Dimanche 19 septembre à 17h30 au cinéma Kinepolis à Rouen. Réservez votre séance

Musée des Beaux-Arts : la magie Baudoux

3 semaines 5 jours ago
Renoir, Boudin, Chagall, Dufy, Buffet… Pas moins de 31 tableaux des grands noms de la peinture complètent les collections de la RMM, grâce au legs de Lucien et Simone Baudoux. "Un moment historique comme un musée n'en vit que tous les trente ans", annonce Sylvain Amic, le directeur de la Réunion des Musées Métropolitaint en dévoilant à la presse la pièce qui présente les toiles du legs Baudoux. Début juillet 2021, la Réunion des Musées Métropolitains a bénéficié du généreux legs de Lucien et Simone Baudoux. Renoir, Boudin, Chagall, Dufy, Buffet… Pas moins de 31 tableaux des grands noms de la peinture, accompagnés de 50 objets d’art et de 7 meubles, complètent ainsi les collections de la RMM. Le docteur Lucien Baudoux (1922-1989), médecin rouennais qui exerçait au rez-de-chaussée de sa maison du boulevard de l’Yser, et son épouse, Simone Baudoux, ont constitué leur collection à partir des années 1960. Ils fréquentaient régulièrement les salles des ventes ainsi que les galeries d’art telle que la Galerie Maeght d’où provient l’une des pièces maîtresses de la collection, le tableau de Marc Chagall (1887-1985) intitulé Vierge, lune et colombe au coucher du soleil. Le legs du couple est daté de 1994 et a été placé sous l’usufruit de Simone Baudoux décédée le 17 juin 2021. L’entrée de chacune des pièces de leur collection fut confirmée par le Conseil Artistique des Musées de France qui valida l’inscription des objets à l’inventaire des musées d’art dès 1994. Après un « bichonnage », opéré par un restaurateur agréé « Musées de France » sous le contrôle scientifique et technique de la Direction des Affaires culturelles de Normandie et du Service des Musées de France, visant à présenter la collection sous son meilleur jour et à lui garantir des conditions de conservation optimales, une sélection des oeuvres est visible au deuxième étage du musée des Beaux-Arts de Rouen début septembre. L'exposition dure jusqu'au huit novembre. Elle est accessible gratuitement comme l'ensemble des collections permanentes du Musée des Beaux-Arts. Les pièces du legs Baudoux rejoindront ensuite les collections. Plus d'informations sur le site du Musée des Beaux-Arts
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51 minutes 52 secondes ago
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